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La lettre du Conservatoire N°2

La Lettre du Conservatoire
N°2 - Spécial Italie

Chers Parents, élèves et étudiants (tes)

Devant le succès rencontré par la première édition, nous récidivons aujourd’hui avec cette lettre
« Spécial Italie » et prenons date pour de futurs numéros pendant nos prochaines semaines d’éloignement.

Le Conservatoire est fait de rencontres et d'échanges. Ces moments d’isolement acceptés nous conduisent aussi à la rencontre avec nous-mêmes, à une exploration intérieure enrichissante pour les jeunes et les moins jeunes artistes, que nous espérons, par ces quelques pistes, nourrir modestement. Vos professeurs ont dû déjà entrer en contact avec vous ou vos enfants.

Sachez que les équipes administratives du conservatoire continuent également de travailler à distance. Nous planchons actuellement sur des hypothèses de modalités de reprise des cours et activités, pour lesquelles je vous ai apporté déjà quelques pistes dans un mail précédent.
Nous vous communiquerons toutes informations utiles dès que les échéances seront suffisamment claires.

D’ici là, portez-vous bien, restez chez vous et pour ceux qui le peuvent, entretenez votre pratique artistique.

Alain Jacquon, directeur général
Cécile Richard, directrice du développement culturel

Ciao Italia !

« Consultez les historiens, ils gardent le silence ; interrogez les médecins, ils sont glacés de peur ; adressez-vous aux philosophes, ils vous répondent par un geste négatif. La postérité pourra-t-elle croire à tant de malheurs, lorsque nous y croyons à peine, nous qui en avons été témoins… ? Heureux nos arrière petits fils qui n’auront pas vu ces calamités, et qui peut-être regarderont comme une fable le récit que nous en ferons. »

Ces quelques lignes ont été écrites par Francesco Petrarca (1304 – 1374), Pétrarque pour les français,
humaniste et poète italien qui, avec Dante et Boccace, fit naitre la langue italienne, ciment d’une unité politique à venir, après bien des vicissitudes, au XIXème siècle. Et ces mots font référence à la deuxième pandémie de peste, venant d’Asie mineure et atteignant les rivages de l’Europe, par les ports marchands de Venise et de Gènes.

L’Histoire ne se répète pas, nous avertit Mark Twain, mais elle rime. Et dans le concert des nations (triste concert en vérité !) frappées par le Covid-19, la botte de l’Europe paie un lourd tribut.

Tous les musiciens, danseurs, comédiens, artistes en général, savent leur dette envers l’Italie, ce pied ailé, cette jambe gracieuse et légère qui prenant appui sur les rives du Mare Nostrum des grecs et des latins, propulse au loin vers les terres du nord, la culture et les parfums de la Méditerranée.

Cette lettre vous propose de partager quelques évènements culturels récents pour nos frères et amis italiens, si proches : les italiens ne sont-ils pas, comme l’écrivait Jean Cocteau, des français de bonne humeur ?

Xavier Jacquelin, chargé de mission Développement culturel

 



Canzona per i bambini !

Il est une chanson que tous les enfants italiens connaissent :
« Papaveri e Papere »  (Coquelicots et petites canettes)

C’est l’histoire d’une petite canette qui est amoureuse d’un grand coquelicot,
mais il est si grand et elle si petite. Alors elle grandit et l’épouse mais une tempête surgit qui déracine et emporte le coquelicot…

Voici le refrain
Lo sai que i papaveri son alti, alti, alti E tu sei piccolina…
(Tu sais que les coquelicots sont grands, grands et grands, Et toi, tu es toute petite…)

Papaveri e Papere >>
 



Bella ciao
!

La jeune musicienne tunisienne Farah Farsi rend un hommage émouvant
à la musique italienne en interprétant, au Kanun, le chant de résistance du
peuple italien : Bella Ciao !

Bella ciao >>
 



Federico Fellini, centenaire de sa naissance

Il y a cent ans, le 20 janvier 1920, naissait à Rimini, celui qui allait devenir l’un des plus grands poètes du cinéma. Se nourrissant du néoréalisme, faisant du petit peuple, des laissés pour compte, les héros de ses premiers films, il lui inocula très vite une dose de poésie, de bouffonnerie et de surréalisme.
Le duo qu’il forma avec « son » compositeur, Nino Rota, a créé, en autant de films que de chefs d’œuvre, des mondes saturés de la tendresse parfois cruelle des grands enfants qu’ils n’ont jamais cessé d’être.

« Le lien à l’enfance est la marque de tout créateur. L’enfance est la possibilité de maintenir le lien entre conscient et inconscient, vie au présent et souvenirs. L’enfant est toujours ainsi, il n’y a pas de distance entre lui et la réalité. L’artiste doit continuer à être ainsi : absorber la vie, même au prix de s’y bruler ! » Federico Fellini, entretiens avec Georges Simenon.

Gros plan sur Fellini >>

Découvrir Fellini >>
 



Hommage à Lucia Bosé

Pour clore cette rubrique cinéma, signalons la disparition, le 23 mars dernier, des suites du coronavirus, de l’actrice Lucia Bosé, héroïne des films de Francesco Rosi, Fellini (Satyricon), Antonioni et bien d’autres…

Lucia Bosé >>
 



L'Italie symphonique

Si on pense toujours à l’Italie comme à la patrie de l’opéra (les italiens parlent eux de melodramma), il ne faudrait pas oublier pour autant qu’il y a eu, à la charnière entre le XIXème et le XXème siècle, un renouveau symphonique transalpin porté par des compositeurs parfaitement méconnus, (et parfaitement injustement !),
comme Alfredo Casella (1883 – 1947), Gian Franco Malipiero (1882 – 1973).

Et, avant eux, Giuseppe Martucci (1856 – 1909), premier compositeur testé positif
au wagnérisme, et qui délaissa son œuvre pour défendre, baguette en main, les opéras du mage de Bayreuth.
On lui doit un cycle de mélodies avec orchestre, La canzone dei ricordi (La chanson
des souvenirs) à écouter sans aucune modération !

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Mirella Freni
, la chiamavano Mirella, on l'appellait Mirella

Les italiens l’avaient surnommée La Prudentissima, tant elle mettait de soin à choisir
ses rôles (elle refusera de chanter Turandot ce qui lui vaudra de se brouiller avec Karajan !) et cette prudence pourrait bien expliquer la longévité de la carrière de
cette petite fille de Modène, née à quelques rues et la même année que Luciano Pavarotti.

Elle fut une Mimi (La Bohème) à faire pleurer les pierres et sa mignonne frimousse ronde faisait d’elle la plus crédible des Butterfly occidentales.
Dans le rôle de Desdémone (Othello de Verdi), face à John Vickers et sous la direction de Karajan, elle porte toute la douleur du monde !

Elle est morte le 9 février 2020 à Modène et on l’appellera à jamais Mimi !

Hommage Mirella >>

Hommage suite >>

Entretien avec Mirella >>
 



Mina
, La tigresse de Cremone

La chanson populaire tient une place considérable en Italie. La finale du concours
de San Remo, retransmise en direct sur la RAI, réunit au moins autant de téléspectateurs qu’un match de football de la Squadra azzura !
Et le 25 mars dernier, l’icône, la légende vivante de la chanson italienne, Mina, a fêté ses 80 printemps !
Peu importe qu’elle ait cessé de se produire en scène depuis 1978, elle enregistre toujours un disque par an et sa voix exceptionnelle qui couvre trois octaves semble échapper aux rides !
Elle a tout chanté : jazz, rock, chanson à texte et les plus grands auteurs compositeurs ont écrit pour elle, à commencer par Ennio Morricone (Se telefonando).

Quelques chansons cultes pour lui souhaiter un joyeux anniversaire !

Playlist >>
 



La revue Radici (Racines)

Les amoureux de l’Italie, de sa culture, de son histoire, de sa langue, de sa gastronomie, ont leur Bible : Radici, une revue qui parait tous les deux mois.
Les éditions Editalie (sises à Toulouse, l’occitane !) nous en offrent deux numéros gratuits. Une occasion rêvée pour parfaire ses connaissances linguistiques et culturelles.

Radici 1 >>

Radici 2 >>
 



Istituto Italiano di Cultura, Lione

Avant de se quitter, il ne faut pas oublier que l’Italie possède à Lyon un Institut Culturel qui, sous la direction dynamique et efficace de Anna Pastore, propose, outre l’enseignement de la langue italienne, un nombre incalculable de rendez-vous culturels : projections de films, spectacles, concerts, conférences, rencontres gastronomiques, rencontres avec les plus grands écrivains italiens contemporains, etc. Un temple, quoi !


Istituto Italiano di Cultura >>
 



Recette Ragu alla Bolognese

Et la gastronomie étant l’un des bras armés de la culture italienne, je vous propose
une recette traditionnelle du ragù alla bolognese : vos pâtes n’en reviendront pas !

Recette >>
 

Portofino, Liguria


 

Arrivederci e a presto !


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