Depuis le XVIIe siècle, les contes de Charles Perrault nourrissent l’imaginaire des petits comme des grands. Au début du XXe siècle, Maurice Ravel s’en inspire pour composer Ma Mère l’Oye, une œuvre délicate et poétique, d’abord écrite pour piano à quatre mains à destination de jeunes interprètes.
Entre 1908 et 1912, l’œuvre connaît plusieurs versions, jusqu’à devenir l’une des partitions les plus évocatrices du répertoire de Ravel. Ce concert propose de l’écouter autrement, dans un dialogue entre l’univers de Perrault, les couleurs de la musique ancienne et des écritures contemporaines.
Pour cette relecture, le clavecin se substitue au piano dans Laideronnette, impératrice des pagodes, les flûtes à bec animent la salle de bal de La Belle et la Bête, tandis que les luths et les violes de gambe bercent les sommeils les plus agités.
Une invitation à redécouvrir ces contes intemporels à travers un jeu de timbres, d’époques et d’imaginaires.